En 2015, la Commission de vérité et réconciliation du Canada a publié 94 appels à l’action fondés sur des décennies de défense des droits de la part des survivantes et des survivants des pensionnats autochtones. Les appels à l’action, combinés aux dix principes de la réconciliation définis par la Commission, et les articles de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, tracent un chemin vers la création d’un pays plus juste.
En réponse aux appels, un petit groupe de chercheurs et de praticiens partageant des vues semblables s’est réuni, grâce à un partenariat avec le Centre national pour la vérité et la réconciliation et au soutien de son personnel, pour s’interroger sur la question de savoir s’il y avait lieu de mesurer la réconciliation et sur les moyens à prendre pour le faire. Les graines du Baromètre canadien de la réconciliation venaient ainsi d’être semées.
Ry Moran, qui est aujourd’hui bibliothécaire associé (Réconciliation) à l’Université de Victoria et qui a été auparavant le premier directeur du Centre national pour la vérité et la réconciliation, a demandé comment une équipe pourrait surveiller l’évolution des choses, afin de comprendre les réussites et les reculs du travail de réconciliation. Dean Peachey, professeur retraité spécialiste des droits de la personne au Global College de l’Université de Winnipeg, a été inspiré par l’Institute for Justice and Reconciliation en Afrique du Sud, où il avait fait des recherches sur les processus de la justice transitionnelle. Peu de temps auparavant, Katherine Starzyk, qui était professeure agrégée au département de psychologie de l’Université du Manitoba, avait assisté à une réunion du Programme des Nations Unies pour le développement sur la réconciliation à Johannesburg (Afrique du Sud) et elle a obtenu des fonds pour amorcer des travaux connexes. Ensemble, les membres du groupe ont élaboré un plan de projet et recueilli des fonds.



Le travail a alors commencé avec une équipe plus nombreuse qui a grandi entre 2016 et 2028 pour inclure Lorena Sekwan Fontaine, responsable académique et professeure agrégée au département des études autochtones à l’Université de Winnipeg, et trois titulaires douées d’un doctorat, à savoir Katelin Neufeld, Aleah Fontaine et Iloradanon Efimoff. En 2020, Mary Agnes Welch, partenaire principale chez Probe Research, s’est jointe à l’équipe grâce à un partenariat Mitacs et elle a grandement accru notre expertise concernant les sondages de l’opinion publique et la mobilisation du savoir. En 2021, l’équipe a évolué pour inclure de nouveaux co-chercheurs, collaborateurs et étudiants. Dans l’avenir, Katherine Starzyk et Iloradanon Efimoff codirigeront le projet avec, c’est à espérer, un réseau national élargi de participants et participantes.