Notre travail

Voici ce sur quoi nous mettons l’accent :

  • suivre respectueusement la progression de la réconciliation en employant des méthodes exemplaires de la psychométrie (science de la mesure des faits psychologiques) et des sondages publics;
  • comprendre, d’une façon continue et évolutive, le sens du mot « réconciliation » pour les personnes autochtones et non autochtones au Canada;

Nous visons aussi à :

  • préparer et évaluer des interventions fondées sur les faits, afin de promouvoir la réconciliation;
  • influer sur les politiques relatives à la réconciliation;
  • créer un réseau national pour soutenir notre travail et d’autres projets.

Le concept des « sept générations” oriente notre travail. Ce concept, que partagent certains peuples autochtones, nous dit que ce que nous faisons aujourd’hui influera sur la vie de nos enfants, de leurs enfants et de plusieurs autres générations. Il définit aussi un cadre pour comprendre les relations et les responsabilités complexes liées à ce que comporte la vie dans le respect du passé, du présent et de l’avenir. En appliquant cette notion à la réconciliation, nous comprenons que les préjudices causés aux communautés sont intergénérationnels et que, par conséquent, la guérison prendra elle aussi bien des générations. Nous reconnaissons aussi que ce processus risque de ne pas être linéaire.

Ce faisant, nous comptons incarner un mécanisme pour accroître la transparence et la responsabilisation, pour que ceux et celles qui nous succéderont profitent de relations bonnes et justes entre les personnes autochtones et non autochtones. Nous nourrissons cet espoir, mais nous croyons que la prudence, la diligence et la vigilance sont nécessaires pour faire en sorte que l’appareil gouvernemental et l’ensemble de notre société travaillent à l’élaboration de solutions efficaces et qu’ils ne retournent pas aux habitudes racistes, fondamentalement oppressives ou violentes. Étant donné le génocide qui a entaché l’histoire du Canada, nous savons qu’il nous faut faire preuve de vigilance, car le but d’un avenir juste n’est pas garanti.

Notre travail va dans le sens de l’appel à l’action no 65 fait par la Commission de vérité et réconciliation :

« Nous demandons au gouvernement fédéral, par l’intermédiaire du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, et en collaboration avec les peuples autochtones, les établissements d’enseignement postsecondaire, les éducateurs, le Centre national pour la vérité et la réconciliation et ses institutions partenaires, d’établir un programme national de recherche bénéficiant d’un financement pluriannuel pour mieux faire comprendre les facteurs associés à la réconciliation. »

Ce travail concorde aussi avec certains des objectifs du Conseil national de réconciliation, tels qu’ils sont énoncés dans les appels à l’action nos 53 à 56.